Osons !
2026 marque un basculement.
Dans un environnement profondément reconfiguré par les tensions géopolitiques, les pressions économiques et l’accélération des ruptures technologiques, la cybersécurité s’impose plus que jamais comme un levier stratégique central.
Les rapports de force se durcissent, les dépendances technologiques deviennent des enjeux de souveraineté, et les conflits s’étendent désormais aux sphères numériques et informationnelles.
En parallèle, l’émergence de technologies agentiques et l’accélération de l’IA rebattent les cartes. Elles redéfinissent les équilibres entre acteurs, fragilisent certaines positions établies et imposent de nouveaux standards de puissance, de vitesse et d’autonomie. Dans ce contexte, le CISO doit s’affirmer, peser dans les décisions stratégiques et assumer un rôle structurant, sans jamais se couper des réalités opérationnelles.
Le fil rouge « Osons ! » incarne cette évolution. Il ne s’agit pas d’un slogan, mais d’un état d’esprit volontaire, lucide et engagé.
Trois priorités structurent cette dynamique.
- D’abord, remettre l’humain au centre. Développer les compétences, accompagner les talents juniors, attirer des profils atypiques, renforcer la diversité et recréer un dialogue réel avec les métiers. La performance cyber repose d’abord sur les femmes et les hommes qui la portent.
- Ensuite, renforcer la solidarité et la collaboration. Rompre l’isolement des RSSI, intensifier le partage d’expérience et structurer une dynamique collective plus forte à l’échelle européenne. L’enjeu est clair. Construire une cybersécurité européenne plus cohérente, capable de peser face aux grandes puissances, en favorisant les coopérations, l’alignement des cadres et la circulation des expertises.
- Enfin, changer de regard sur la technologie. Les avancées en IA, en quantique et plus largement les innovations de rupture doivent être abordées comme des leviers de transformation et de création de valeur. Cela implique d’expérimenter, d’intégrer plus rapidement les solutions émergentes et de renforcer, dans le même temps, la résilience et l’autonomie stratégique face aux grands acteurs internationaux.



